Détection de fuites

La pompe d’épreuve manuelle

pompe epreuve

Une pompe d’épreuve pour tester la pression, détecter des fuites ou injecter des fluides dans une installation

La pompe d’épreuve manuelle permet la mise sous pression d’un circuit fermé principalement destiné à contenir de l’eau. On pense immédiatement au circuit d’un chauffage central, bien sûr. Mais cet appareil peut également rendre d’autres services. La pompe d’épreuve trouve donc sa place dans de nombreux autres domaines, même dans le secteur de la climatisation. Outre la mise sous pression, la pompe d’épreuve manuelle permet le contrôle et la recherche de fuites dans les conduites et les réservoirs. La pompe manuelle est aussi pratique pour injecter un additif.

Applications de la pompe d’épreuve

  • Remplissage et contrôle de pression simultanés.
  • Tests d’étanchéité et recherche de fuites des canalisations de toute nature.
  • Introduction d’additifs (anti-gel, glycol, dispersant chimique) dans tous types de circuits.

Types de circuits

  • Installation sanitaire
  • Installation de chauffage central
  • Installation solaire
  • Installation de pompe à chaleur
  • Plancher chauffant
  • Mur chauffant
  • Système à air comprimé
  • Circuit de refroidissement
  • Dispositif d’arrosage
  • Protection incendie de type Sprinkler
  • Circuit d’automatisme oléodynamique

Description de la pompe d’épreuve manuelle

Description d'une pompe d'épreuve manuelle

Sur la photo, on distingue tous les éléments représentatifs de la pompe d’épreuve. En général, même si, d’un fabricant à l’autre, l’aspect de cet appareil peut varier dans le design, tous ces éléments de base se retrouvent sur toutes les pompes d’épreuve.

  1. Levier de la pompe d’épreuve
  2. Réservoir
  3. Manomètre
  4. Tuyau de raccordement
  5. Vanne de purge
  6. Vanne de contrôle

Fonctionnement de la pompe d’épreuve

Le levier (1) et son socle forment le coeur de l’appareil. Ce levier effectue un mouvement de va-et-vient d’un piston caché dans son pied. Ce piston aspire le liquide ( en principe de l’eau ) contenu dans le bac à réservoir (2) puis l’envoie dans le circuit via un tuyau (4).

Une première vanne (6) autorise ou non le passage du liquide. Une seconde vanne (5) est destinée à la purge du circuit sous pression. Certaines pompes d’épreuve rassemblent les deux vannes en une seule.

Le manomètre (3) affiche la pression du circuit auquel est raccordé la pompe d’épreuve par l’intermédiaire du tuyau (4).

Bien choisir sa pompe d’épreuve

Le choix d’une pompe d’épreuve peut se faire sur la base de quelques critères. Malgré cela, les pompes d’épreuves les plus courantes sont pratiquement toutes pareilles au niveau de leurs caractéristiques. Partant de ce principe, on peut s’orienter vers la moins chère des pompes, si le travail qu’on a à faire est du domaine de la mise en pression d’une installation de chauffage ou sanitaire et qu’il est occasionnel, voire même à usage unique. Dans les autres cas, on s’attachera à accorder plus d’importance à l’un ou l’autre des quelques points suivants.

Le réservoir

Celui-ci peut être en plastique, acier ou aluminium. Les réservoirs en plastique doivent être épais au risque sinon de se casser au moindre incident de chantier. Le réservoir en plastique a pour avantage le fait que l’appareil reste léger. Si vous optez pour un réservoir en métal, il existe en 1 ou 2 mm. Orientez-vous vers du 2 mm, la différence de prix est négligeable, mais la différence de robustesse est conséquente.  Le réservoir peut être ouvert ou semi-fermé, voire totalement couvert avec une ouverture pour remplissage. Votre choix ici dépend des conditions de travail. Plus l’environnement est pollué ( poussières, particules, etc) plus vous devez protéger le liquide. Si vous travaillez dans des conditions “normales”, choisissez un réservoir ouvert, plus facile à contrôler puis à nettoyer si nécessaire.

En ce qui concerne la capacité, la gamme de pompes d’épreuve vendues dans le commerce offre une large palette de tailles de réservoir, entre 4 et 18 litres. On trouve donc des réservoirs de 4, 5, 7, 10, 12 ou 18 litres. Les principaux modèles les plus populaires offrent une capacité entre 5 et 10 litres. Il faut choisir la taille du réservoir en fonction de l’installation, et de la mise à disposition de l’eau. Si vous n’avez pas de prise d’eau à proximité, il peut être intéressant de choisir un plus grand réservoir.

Certaines pompes d’épreuve ont une crépine destinée à retenir les particules que pourrait contenir le liquide. Si la pompe ne dispose pas d’une crépine, surveillez la qualité de l’eau que vous y versez.

La pression maximale

Le niveau maximal de pression des différents modèles mis sur le marché est de 2, 4, 16, 25, 40, 50, 60, 100,160 et même 250 bars. Les modèles les plus populaires sont de 50 bars. Attention à l’étanchéité du système qui reste à prouver si la pression maximale de la pompe est très élevée.

La plupart des pompes d’épreuves ont un manomètre sans bain d’huile, quelques modèles proposent un manomètre à bain d’huile. Le bain d’huile stabilise l’aiguille et ralenti son déplacement. Vérifiez l’unité de pression, elle doit être en bar, pour faciliter la lecture, sinon vous devez effectuer une conversion d’unité. Certains cadrans proposent plusieurs unités : bar, psi, mégapascal.

Prêtez également attention à ce que la graduation soit en bar, ou mieux, en 1/10e de bar. Ça apporte un confort de lecture. Si, à contrario, la graduation se fait tous les 5 bars, l’unité de graduation est trop grand et le déplacement de l’aiguille est moins évident à constater ou à interpréter car vous manquez de repères visuels. La lecture peut également s’avérer difficile lorsque le manomètre dépasse les 50 bars, car les traits sont trop serrés entre eux. Evidemment, plus la limite de pression est élevée moins le cadran est précis pour ajuster, pour se régler sur une pression ou pour distinguer la chute de pression.

Le débit

Le débit d’une pompe d’épreuve est la quantité aspirée puis éjectée à chaque coup de levier. Il s’exprime en millilitre, soit ml en abrégé. Le débit varie selon les modèles : 10, 15, 16, 22, 25, 32 et 45 ml/aspiration. Plus le débit est grand, moins vous aurez à effectuer de mouvements de va-et-vient du levier de pompage. Pour vous donner une idée de grandeur, 20 ml correspond à la contenance d’une seringue de 10 cm et de 2 cm de diamètre.

Le mécanisme de pompage

Etant donné le nombre de coups de levier que l’on peut être amené à faire, compte tenu du débit relatif que permet la pompe d’épreuve à chaque aspiration, il faut porter une attention particulière au système de levier. Si il y a beaucoup de jeu au niveau du  ou des pivots, il faut conserver un geste précis dans le mouvement, au risque d’abîmer prématurément les articulations du levier et les joints de la pompe.

Le tuyau de branchement

Tous les modèles ont quasiment la même longueur de tuyau de raccordement, à savoir 150 cm ( 1,50 m ). Par contre il existe plusieurs diamètres au niveau du raccordement. Il y en a qui ont du 1/2″ ( demi pouce ), d’autres du 3/8″ ( 3/8 de pouce ). Certains tuyaux ont un adaptateur au bout, ce qui permet d’avoir un second diamètre en dévissant celui-ci.

La pompe d’épreuve ZRD50

pompe d'epreuve ZRD50

La pompe d’épreuve ZRD50 fait partie des modèles les plus répandus. Cet appareil est fabriqué en métal avec une épaisseur de 2 mm afin de satisfaire aux conditions des chantiers, puis recouvert d’une peinture lui permettant de résister à la corrosionSon réservoir a une contenance de 7 litres, ce qui est suffisant pour des petites installations. Il est de type ouvert, ce qui facilite sa mise en eau. Si vous devez le protéger de l’air ambiant, parce qu’il y a beaucoup de poussière ou de particules en suspension par exemple, vous pouvez le couvrir totalement avec un carton.

Cette pompe d’épreuve permet de monter largement en pression jusqu’à 50 bars. Le cadran du manomètre affiche trois échelles de pression : bar, Mpa et psi. La graduation est en unités de bar, soit 1 bar. L’échelle des bars est imprimée au plus loin de l’axe central de l’aiguille, pour une lecture accrue.

manometre pompe a epreuve ZRD50

Le tuyau de raccordement a une longueur de 150 cm. Il est prévu pour résister jusqu’à 200 bars. Un adaptateur est fixé à l’extrémité du tuyau, ce qui permet d’avoir deux diamètres de raccordement à disposition. L’adaptateur en 3/8″ mâle est vissé sur un raccord femelle M12.

adaptateur branchement pompe epreuve

Un jeu de joints de rechange accompagne la pompe d’épreuve ZRD50.

Une réflexion au sujet de « La pompe d’épreuve manuelle »

  1. bonsoir,
    je dois tester 6 radiateurs d’occasion en fonte dans le cadre de la réhabilitation de notre maison avant montage de ces derniers. le raccordement des radiateurs au réseau existant étant à la charge d’un professionnel déjà désigné. pouvez vous m’indiquer si la pompe zrd 50 est adapté à ma demande et utilisable par le petit bricoleur que je suis.
    vous en remerciant
    Eric Gueguen
    tel 06 07 01 70 27

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